Mise au point concernant le projet du Vieux Couvent et la mise aux normes de la caserneDepuis plusieurs semaines, un groupe d’opposants au projet laisse planer des doutes quant à la rigueur de l’organisation municipale entourant le projet d’acquisition du Vieux couvent et la mise aux normes de la caserne.
Certaines affirmations diffusées sur les médias sociaux remettent systématiquement en question les analyses réalisées par la Ville et par les professionnels mandatés.
Une mise au point s’impose.
En décembre dernier, à la suite de la présentation publique, le maire, un élu et la directrice générale ont rencontré, un groupe de citoyens opposés au projet afin d’entendre leurs préoccupations.
Lors de cette rencontre, certaines personnes ont proposé qu’une seconde inspection du bâtiment soit réalisée. La Ville a accueilli cette proposition avec ouverture. Afin d’assurer un climat de confiance, la Ville a même demandé au groupe de lui transmettre une liste de firmes d’inspection en qui il avait pleinement confiance.
Parmi celles proposées figurait notamment la firme Spotted inc., située en Montérégie. La Ville a donc confié un mandat à cette firme afin qu’elle procède à une nouvelle inspection du Vieux couvent et formule ses recommandations.
Contrairement à ce qui est avancé par certains opposants, le rapport démontre le bon état général du bâtiment. Le Vieux couvent a en effet fait l’objet, au fil des ans, de travaux de rénovation de grande qualité. Bien que l’inspecteur ayant produit le rapport soit tenu à un devoir strict de neutralité et d’impartialité, ses conclusions demeurent globalement positives.
Bien entendu, certains travaux sont requis sur le bâtiment, ce qui est normal pour un immeuble patrimonial de cette nature. Les travaux requis concordent parfaitement avec les montants déjà projetés par la Ville et ne correspondent en rien au portrait alarmiste d’un projet qui mènerait la Ville dans un gouffre financier, comme certains le laissent entendre.
Plusieurs scénarios ont été analysés avant d’envisager le déplacement de l’hôtel de ville vers le Vieux couvent. Au fil des études, cette option s’est imposée comme la plus pertinente : elle est financièrement responsable, stratégiquement cohérente avec le développement du noyau villageois, et facilite la mise aux normes de la caserne, notamment pour les espaces de décontamination. Froidement analysée — légalement, financièrement et stratégiquement —, cette solution est de loin la plus solide et la plus cohérente, mais surtout : elle évite le casse-tête d’un agrandissement impossible ou le coût d’une construction neuve.
Questions liées à l’isolation et à la consommation énergétiqueLors de la rencontre tenue en décembre, certaines personnes ont affirmé que le Vieux couvent coûterait une fortune en électricité puisqu’il serait mal isolé, allant jusqu’à le qualifier de véritable « passoire ». Il a également été reproché à la Ville de ne pas avoir réalisé d’analyse thermographique afin de mesurer les pertes de chaleur dans les murs.
Or, le rapport d’inspection identifie seulement deux zones précises présentant une déperdition thermique :
Ces constats demeurent localisés et limités.
Le rapport vient par ailleurs corroborer l’audit réalisé par la firme d’architecte Marie-Josée Deschesnes. En ce qui concerne la présence d’efflorescence sur le mur de brique nord-est et l’hypothèse d’une influence de l’air salin, l’erreur a été corrigée, le reste du contenu de ce rapport a été réévalué et demeure solide pour la suite de son analyse en lien avec l’ensemble du bâtiment.
Dans ce contexte, la Ville avait déjà, depuis décembre, mandaté plusieurs analyses complémentaires visant à établir un état des lieux plus précis. Celles-ci portent notamment sur la toiture, la maçonnerie, les fenêtres ainsi que les ouvrages d’art en bois. Des démarches sont également en cours pour l’obtention de soumissions.
Sur le réaménagement du garage pour la décontaminationLa caserne actuelle ne répond plus aux normes actuelles en matière de santé et de sécurité des pompiers, notamment en ce qui concerne les zones de décontamination recommandées par les organismes spécialisés.
Nous avons envisagé, conformément à la suggestion citoyenne, d’installer la zone de décontamination dans l’ancien garage municipal, devenu au fil du temps une caserne improvisée. Une analyse détaillée démontre toutefois que cette option n’est pas réaliste.
Même en limitant l’espace uniquement aux locaux de décontamination — douches, vestiaires, locaux techniques et circulations nécessaires pour 25 pompiers — la surface disponible excède les m² autorisés par la limite de 25â¯% pour conserver le «â¯droit acquis⯻. Un réaménagement majeur nécessiterait donc un dégarnissage, des travaux structurels importants, ainsi qu’une réfection totale de l’enveloppe thermique pour assurer une température ambiante sécuritaire et un contrôle de l’humidité.
De plus, de grandes portions du toit ne supportent pas les charges de neige requises par les normes actuelles et de protection civile, rendant tout réinvestissement lourd à long terme. Même avec ces travaux, les contraintes d’espace et les coûts associés limiteraient toujours l’efficacité opérationnelle et la sécurité des pompiers.
En conclusion, réinvestir dans cet espace pour y installer la zone de décontamination resterait complexe, coûteux et peu fonctionnel. La solution retenue par la Ville permet, au contraire, de répondre pleinement aux besoins de décontamination et en limitant les coûts et les travaux invasifs.
Sur la structure de la caserne et la durée de vieIl convient également de souligner que la structure actuelle de la caserne, présente des défaillances qui nécessitent notre attention. Un renforcement ciblé de la toiture permettra de prolonger sa durée de vie entre 7 et 10 ans, tout en assurant la sécurité des occupants et en évitant la nécessité immédiate d’une reconstruction complète.
Cette approche offre un double avantage : elle permet de répondre aux exigences opérationnelles et de sécurité dans un horizon raisonnable, tout en consolidant l’investissement déjà effectué dans l’hôtel de ville actuel, qui reste pleinement fonctionnel et durable sans travaux supplémentaires. Comparée au coût, à la complexité et aux contraintes d’une nouvelle construction sur le terrain actuel, cette stratégie apparaît comme la solution la plus prudente et équilibrée pour la municipalité.
Dans sa réflexion entourant la mise aux normes de la caserne, la Ville est également accompagnée par l’APSAM (Association paritaire pour la santé et la sécurité du travail, secteur « affaires municipales »). Cet organisme spécialisé soutient les municipalités dans l’identification des risques et dans la mise en place de pratiques sécuritaires pour les employés municipaux, notamment les services incendie.
La démarche de mise aux normes d’une partie de la caserne s’inscrit donc dans les obligations légales de la Ville à titre d’employeur. Lorsqu’un risque est identifié, l’organisation municipale doit évaluer les mesures à mettre en place. Les enjeux liés à la décontamination des équipements, à l’aménagement des espaces et à la protection de la santé des pompiers font donc partie intégrante de cette réflexion.
Il a été avancé publiquement que cette affirmation ne reposait sur rien et ne pouvait être fondée, laissant entendre un manque de sérieux dans la démarche administrative de la Ville.
Des preuves ont alors été réclamées.
Or, la suite du processus prévoyait déjà la réalisation d’une inspection détaillée par des ingénieurs en structure afin de confirmer les observations formulées par les architectes. Cette inspection est maintenant complétée et le rapport est présentement en fin de rédaction. La Ville fera un suivi public dès réception et étude de celui-ci.
Une publication distincte sera d’ailleurs réalisée afin de présenter plus en détail les éléments entourant ces obligations et les recommandations associées.
Rénovation de l’hôtel de ville actuelIl a également été souligné que l’hôtel de ville aurait déjà fait l’objet d’une rénovation complète, laissant entendre que la Ville gaspillerait ainsi l’argent public en envisageant son déplacement.
Cette affirmation ne reflète pas la réalité.
Les derniers travaux réalisés ont concerné uniquement le second étage du bâtiment, et n’incluaient pas la grande salle commune ni l’ensemble des aménagements nécessaires au fonctionnement actuel des services municipaux. De plus, la majeure partie des coûts a été assumée par une subvention obtenue dans le programme RECIM.
Il est donc inexact de laisser entendre que l’hôtel de ville aurait fait l’objet d’une rénovation complète financée à même les fonds municipaux.
Fonctionnement du service incendie et organisation des espacesIl a également été avancé que les pompiers pourraient utiliser différentes salles de formation ou réunions réparties dans d’autres bâtiments municipaux. Une telle proposition traduit une compréhension partielle de la réalité opérationnelle d’un service incendie. Le fait de disposer d’espaces regroupés dans un même bâtiment facilite non seulement les pratiques et la formation, mais également la coordination lors des interventions.
Dans cette perspective, l’espace commun envisagé pourrait également devenir un centre de sécurité civile, servant de quartier général lors de situations d’urgence. Cette fonction prend aujourd’hui toute son importance dans la planification municipale et permettrait également d’augmenter les possibilités de financement, certains programmes de subvention accordant une priorité aux projets intégrant ce type d’infrastructure.
Cohérence des propositions avancéesCertaines interventions publiques remettent en question l’accès aux subventions gouvernementales susceptibles de soutenir le projet de mise aux normes de la caserne. Dans le même temps, l’idée de construire une nouvelle caserne pour un montant d’environ 3 millions de dollars est également évoquée, en faisant référence à ces mêmes sources de financement.
Ces différentes hypothèses témoignent de l’intérêt que suscite ce dossier au sein de la communauté. À ce titre, la Ville reconnaît l’importance du débat public et la contribution des citoyens à la réflexion entourant les projets municipaux.
Toutefois, dans un souci de compréhension commune et de discussion constructive, il reste souhaitable que les réflexions et propositions formulées à l’égard de projets de cette nature puissent, lorsque possible, s’appuyer sur des données concrètes, des estimations réalistes et une bonne compréhension du cadre réglementaire applicable, d'autant plus lorsqu'elles tentent d'infirmer les études professionnelles, techniques, commandées par la Ville.
Pour sa part, l’administration municipale a la responsabilité de s’assurer que les décisions prises reposent sur des analyses effectuées par des professionnels relevant souvent d'ordres, des évaluations financières, et le respect des normes légales et réglementaires en vigueur, particulièrement lorsqu’il est question d’infrastructures publiques et de sécurité des citoyens. C'est cette responsabilité qui commande les actions entreprises autour du projet du Vieux couvent.
La Ville demeure ouverte aux propositions susceptibles d’améliorer ses projets et d’enrichir la réflexion collective. Celles-ci peuvent contribuer de manière constructive au débat public lorsqu’elles permettent d’éclairer les enjeux à partir d’éléments objectifs et vérifiables, et à partir d'analyses précises, selon les normes techniques et professionnelles en vigueur.
Expertise professionnelle et accompagnementEnfin, certaines interventions tentent de discréditer l’accompagnement offert à la Ville, notamment par la Fédération québécoise des municipalités (FQM). Une telle affirmation est erronée et porte atteinte. La Ville travaille avec des professionnels expérimentés et hautement compétents, tant au sein de la FQM qu’auprès de plusieurs firmes reconnues dans leur domaine. Parmi celles-ci figurent notamment Génio, Union Structure, Englobe, Stantec, Tetra Tech, ainsi que d’autres experts appelés à intervenir selon les mandats. Ces organisations regroupent des ingénieurs, architectes et spécialistes qui accompagnent quotidiennement les municipalités dans des projets d’envergure partout au Québec. Dans ce contexte, il apparaît pour le moins surprenant de laisser entendre que l’ensemble de ces professionnels, souvent régis par des ordres professionnels, seraient incompétents ou peu fiables.
Une gestion responsable et proactiveL’administration municipale demeure pleinement consciente de ses responsabilités envers les citoyennes et citoyens de Château-Richer. Les décisions prises reposent sur des analyses sérieuses, des avis professionnels et une volonté constante d’assurer une gestion responsable des fonds publics. L’objectif demeure de doter la Ville d’infrastructures fonctionnelles, sécuritaires et durables pour les prochaines décennies.
La Ville demeure ouverte à toute contribution constructive. Toutefois, comme pour tout projet municipal, les décisions doivent reposer sur des analyses professionnelles, des données vérifiables et un cadre réglementaire que la Ville a la responsabilité de respecter.
La Ville poursuivra son travail avec rigueur, transparence et dans le meilleur intérêt de l’ensemble de la collectivité.
La Ville s’engage à tenir les citoyens informés de l’évolution du projet et à fournir des mises à jour régulières au fur et à mesure de l’avancement des travaux et de l’analyse des rapports techniques, de façon transparente et structurée, afin que chacun puisse suivre le dossier de manière claire et compréhensible.
Pour consulter la présentation du projet : Aux Trois Couvents : un nouveau chapitre s'écrit... | Ville de Château-Richer |
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